Imposer le travail ou la consommation?

Imposer le travail…

bénéfices des indépendants et des sociétés,
impôts sur le revenu,
charges sociales.

 C’est décourager l’effort de tout ceux que les machines laissent encore travailler et (criminaliser potentiellement) toute nouvelle initiative (encore incertaine) pour rendre des biens et services accessible à tous. Ces prélèvements se font sur des moyens dont l’affectation n’a pas encore été décidée (investissements, prêts, voir dons à d’autres activités) et sont de toute façon répercutés dans les coûts de production et donc le prix au consommateur final faute de quoi l’entreprise s’arrête. C’est aussi faire courrir vainement les agents du fisc autour du monde proportionnellement à l’importances de gains dont la réalité n’est encore que nominale.C’est de facto, croire ou faire croire à la progressivité de l’impôt.

…ou la consommation?

Quand j’achète, je prends pour moi, pour la satisfaction de mes besoins, une part de la richesse produite par la société. Le produit ou le service contient en fait bien plus que ce qui fait son prix de revient (profits compris), il contient aussi une part des infrastructures (des routes à la culture générale de chacun -même la mère de famille « à la maison » a contribué – tout n’a pas été facturés aux entreprises) n’est ce pas le moment propice à ce que soit aussi prélevée ma quote part (via l’impôt)?

Impôt unique (incidence fiscale des nouveaux projets politiques facilement compréhensible par chacun), généralisé à tous (pas seulement au petit nombre qui « travaille »et perçoit un revenu pour celà), rigoureusement proportionnel à la dépense, localisé géographiquement au lieu de celle-ci (chaque pays ne finance que son système et ce que j’aime y consommer le soutien) et facile à percevoir (comme la TVA), sous le contrôle de chaque citoyen (ticket ou pas ticket?). Mais pas progressif, direz vous? Sauf si à chacun est versé une somme correspondant à l’abattement fiscal existant aujourd’hui en matière d’impôt sur le revenu (au dessous d’un certain revenu>non imposable). 
Chacun est alors concerné.
Un revenu de base inconditionnel en quelque sorte!

 Et bien plus, finalement.

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6 commentaires pour Imposer le travail ou la consommation?

  1. C. Baro dit :

    Je pense que l’idée que vous voulez transmettre est intéressante et importante, mais qu’elle sera mieux comprise si on améliore sa présentation. J’ai récrit le texte ci-dessus. Si cela vous intéresse, veuillez m’indiquer comment vous envoyer le fichier. J’ai vu sur ce site d’autres textes, parfois des traductions, qui gagneraient à être retravaillées. Je peux le faire pour ceux que vous estimez être les plus importants.

  2. Henri GEIST dit :

    Bonjour,
    Tout à fait d’accord avec vous sur les points suivants :
    1) Imposer directement le travail (Impôts sur le revenu ou les société) n’est pas une mesure fiscale incitative au travail ou à la création d’entreprise.
    2) Ces impôts n’ont que l’apparence de la progressivité par ce que leurs dénomination incite à penser que se sont ceux qui gagne de l’argent qui les payent mais c’est effectivement toujours les clients qui payent. (C’est la ménagère qui touche le SMIC qui paye les impots du PDG de la chaine de supermarché quant elle fait ses course.)

    En cela la T.V.A. est même plus proportionnel que l’impôt sur le revenu grâce à ces différents taux. Puisque les riches consommes plus de produits de Lux que les autres même si tous le monde consomme les produits de première nécessité.

    En fait comparer impôts sur le revenu et TVA c’est noyer le poissons se sont tous deux des impôts payer par le consommateur finale puisque se sont des impôts sur les transaction.
    L’un est un impôts sur ce qui à été payer et l’autre sur ce qui à été reçus.
    Bref deux impôts sur la même chose.

    La vraie distinction est entre impôts sur les flux ou transaction (TVA, IR, IS) et les impôts sur les stocks ou patrimoine (Impôts sur la fortune, taxe foncière, droits de succession)

    Je suis comme vous pour la suppression de la taxation sur le travail sous toutes ces formes.
    Cela n’a aucun sens on ne veut pas décourager les gens de fournir des biens et des services.
    Mais par contre je pense que tous ne doit pas être reporter sur la taxe à la consommation.
    Il faut aussi en transférer une grande partie sur la taxe à la capitalisation.
    Car les revenu élevés ne dépense de loin pas tous ce qu’ils gagnent comparé aux faible revenus qui ne peuvent rien mettre de coté.
    Et si on base tout sur la consommation ce serait au grands avantage de ceux qui ont les moyen de ne pas consommer tous ce qu’ils gagnent. Ce qui reviendrait à faire un impôts dégressif.
    Et de plus c’est justement la tésorisation qui bloque l’économie. Donc il n’y a aucune raison de la favoriser.

    • Vous mettez le doigt sur les limites d’un revenu de base qui ne restera qu’un filet de sécurité, simplifiera la gestion des prestation socailes et pour le volet fiscal, simplifiera aussi la vie de tout ceux qui prennent des initiatives. En réalité, pour ce qui est de la proposition faite par le film suisse, elle provient d’une des formes d’actualisation de l’impulsion de triarticulation sociale qui se développa sur quelques années à la fin de la guerre de 1914 dans le bassin rhénan. Mais cette impulsion inclus des réponses à vos préoccupations, elle considère le sol et les moyens de production comme non monnayables. Le sol parce qu’il n’a jamais été nécessaire de satisfaire les besoins de quiconque pour qu’il puisse être là. Le moyen de production parce qu’une fois assemblé, son financement pourrait être clos aussi. Il s’agit d’apprendre a distinguer trois sphères d’organisation sociale distinctes dans la société afin d’assurer à chacune l’autonomie qui équilibrera les tendance unilatérales des deux autres. Ce qui Celle qui consiste à accueillir, développer et restaurer les facultés individuelles. Celle qui consite à assurer l’égalité de droit entre citoyens majeurs sur les choses les concernant pareillement. Celle qui consiste à la satisfaction des besoins de chacun par production, circulation, consommation de marchandises. Une forme d’organisation sociale différente où l’individu est structurellement respecté est donc possible mais cela demande une capacité à rompre avec certaines idées toutes faites pour explorer d’autres façons de penser les faits sociaux.

      • Henri GEIST dit :

        Bonjour,
        Je ne pense pas mettre le doigt sur une limite du revenu de base quel que soit sa forme.
        Mais une limite de la façon dont vous proposez de lever l’impôt pour le financer.
        En reproduisant les défauts du système d’imposition actuel.

        Vous débattez sur la question imposer le travail ou la consommation et je tente de montrer que c’est un faux débat car cela reviens au même.
        Les revenus du travails sont tous issus du payement d’un consommateur pour ce travail sous une forme plus ou moins directe.
        Et toute consommation matérialiser par un échange monétaire est en fait la rémunération d’un travail fourni par le vendeur et tous ceux qui ont participé à la valeur ajoutée de ce qui est consommé.
        Donc ce sont strictement deux impositions sur strictement la même chose les seules différences sont :
        1) Le nom qu’ils portent pour donner l’impression qu’ils sont très diffèrents.
        2) Les critères de calcul du taux :
        – Celui sur la consommation dépend uniquement de la nature du bien et/ou du service fourni et du pays de consommation.
        – Celui sur le travail dépend des montants totaux des bénéfices de chaque participant à la valeur ajoutée et du pays ou ils logent leurs bénéfices
        3) Les pays qui reçoivent ces impôts :
        – Pour la consommation c’est le pays ou elle à lieu.
        – Pour le travail c’est le pays où sont logé les bénéfices.

        Mais c’est toujours le consommateur quel que soit ces moyens qui le paye au bout du compte.
        Le point 2 est 3 font effectivement que quitte à choisir il vaut mieux imposer la consommation que le travail par ce que le point 2 fait que contrairement aux idées reçus l’imposition sur le travail est encore moins progressive que l’imposition sur la consommation. Et le point 3 fait que l’imposition sur la consommation protège des dumping social et fiscal.

        Mais sur le fond les différences restent faible il s’agit toujours de deux impôts sur la même base, un flux.

        Et le vrais équilibre à trouver est entre l’impôt sur les flux et l’impôt sur les stocks.

        En effet tout baser sur les flux est intrinsèquement instable et ne peut aboutir qu’au crash.
        Je donne un exemple caricatural mais expliquant ou je veux en venir.
        Pierre et Paul touchent tous deux un revenu de base de 1000 €.
        Pierre n’a pas d’emploi et ne consomme donc jamais pour plus de 1000 €/mois.
        Paul est un patron du CAC 40 et touche 50 000 €/mois plus 1000 €/mois de revenu de base.
        Mais voila Paul bosse tout le temps et n’a pas le temps de dépenser tous cet argent du coup il consomme pour 2000 €/mois et met 49 000 €/mois de côté.
        Disons qu’on à une TVA à 50 % et pas d’impôts sur le revenu les recettes de l’état sont de :
        50 % de 1000 €/mois + 50 % de 2000 €/mois = 1500 €/mois
        C’est insuffisant pour payer deux revenus de bases à 1000 €/mois par ce qu’on laisse Paul sortir 49 000 €/mois du système économique sans taxation.

        On pourrait évidemment faire une loi pour obliger Paul à consommer suffisamment pour stabiliser le système. Mais ce serait l’équivalent d’un impôt sur le revenu ou la fortune plus du gâchis au lieu de juste un impôt.

        Aucun système économique ne peut être stable avec ou sans revenu de base s’il n’y a pas une forme ou une autre d’impôt sur les stocks les empêchant de croître jusqu’à vider l’économie.
        C’est d’ailleurs la principale cause de notre crise actuelle.

  3. Ce que vous appelez les stocks se reporte effectivement sur des biens qui ne devraient justement pas être monnayables (sol, part de capital d’entreprise etc…) Car en réalité il y a confusion entre droits et marchandises. Le phénomène commence à la sortie du Moyen-Age, mais ne commence à faire de vrais dégâts en fin de 19e siècle. Quand un droit de propriété peut s’acheter, il n’y a plus de limite à l’accumulation par de toujours moins nombreux au détriment de toujours plus nombreux. C’est une illusion de croire pouvoir régler ce problème par l’imposition, car cela revient juste à déplacer des valeurs abstraites qui n’ont pas de réalité économique. C’est justement ça la limite de ce revenu de base si on l’aborde comme un modèle économique global alors qu’il prétend d’abord être une impulsion culturelle.
    De plus le travail proprement dit n’a pas à être rémunéré, mais ce qui est produit ensemble partagé. Que ce soit au sein d’une entreprise mais aussi entre les entreprises. Je sais que ça va sembler étrange tant c’est étranger à la façon de voir de l’économie dite « libérale », marxisme compris.
    Bon j’arrête, je vais passer pour un fou.

    • Henri GEIST dit :

      Ne vous inquiétez pas vous ne passez pas pour un fou ou du moins pas à mes yeux.

      Ce que j’appelle stock est l’ensemble du patrimoine la part que vous considérez comme non monnayable et le reste (compte en banque, billet de banque sous le matelas, lingots, voiture, téléphone dans la poche, reconnaissance de dette, etc …) Bref les droits et les marchandises dès lors que la société dans la quel on se trouve les considèrent échangeable.
      Il est évident que la propriété du sol n’a pas de sens. Ainsi que de tous ce qui existe indépendamment de nous et qui n’est même pas consommable.
      On peut au plus avoir un droit d’usage qui lui est monnayable si la communauté politique qui en à le contrôle le décide. C’est ce que nous faisons aujourd’hui et d’une façon déplorable j’en conviens. Je suis convaincu comme vous que ce n’est pas nécessaire et dans les faits d’autres sociétés ailleurs et/ou à d’autres époques n’ont pas choisi de mettre en place des droits de propriété sur les terres.
      Mais contrairement à vous je ne suis pas convaincus qu’il n’y a pas de bonnes manières de le faire.
      Je ne vois pas ce qui empêcherait par exemple l’état (communauté national) de posséder toutes les terres de son territoire et de les louer à ces citoyens sois avec des petites échéances mensuelles soit avec une grosse échéance a vie.
      Mais évidement dans ce deuxième cas il n’y aurait pas héritage au descendant sans payement d’un nouveau loyer.
      Ce même état fournissant d’un autre côté un revenu de base suffisent pour s’acquitter de ce loyer quand on ne veut pas une grande villa sur la riviera si non il faut d’autre source de revenu pour se payer le lux.
      Je ne suis pas non plus d’accord quand vous dites que ces droits sont des abstraction sans réalité économique. Toute valeurs est une abstraction et la réalité économique ne dépend pas de la matérialité qui vient en fasse de cette abstraction mais du fait que des agents économiques soit prêt à l’échanger aussi stupide ou rationnel que paraisse cet échange à un tiers.

      Toujours est-il que même si on fait le choix de ne pas monnayer et de trouver d’autre moyens d’attribution de certaine ressources (foncier, moyen de productions, autres).
      Il restera toujours un patrimoine/capital/propriété privé monnayable.
      On sera au moins propriétaire du t-shirt qu’on a sur le dos à moins de rentrer dans le communisme le plus dur. Donc il y aura toujours ce que j’appelle des stocks.
      Même si vous faites sortir une partie de ce que l’on appelle aujourd’hui des biens et qui sont des droits de cette catégorie en les transformant en fait en biens/droits publiques.
      Ce qui n’est pas foncièrement diffèrent de ce que je propose de faire par l’impôt sur les stocks dans les faits.
      Même si je reconnais que l’impacte psychologique et sociologique des deux façons d’aborder la chose est radicalement différent.

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