Friot, revenu de base inconditionnel, revenus d’existence, de vie, citoyen, universel…

Par certains côtés Bernard Friot dans son exellente intervention (http://www.dailymotion.com/video/xh1foy_conference-bernard-friot-de-l-emploi-a-la-qualification_news) semble aller plus loin que le revenu de base inconditionnel mais plusieurs choses posent question: – il n’arrive pas à détacher conceptuellement complètement le revenu du travail. – Là où les tenants du revenu de base inconditionnel voient un produit auquel peut correspondre un coût et donc un prix, il n’arrive pas toujours à quitter le point de vue que c’est le travail qui fait ce coût. – Il ne peut s’empêcher de lier au moins qualification et revenu, donc là aussi l’activité humaine reste monétarisée. Toute autre chose est de considérer que chacun a des besoins qui doivent être satisfaits. -Faire dépendre le revenu d’une qualification reste bien encore faire passé l’individu au crible de critères qu’il ne se donne pas lui même. -Qu’il exerce cette qualification ou non semble donc, et semble seulement, une forme d’inconditionalité. -Bien sûr, ce salaire à vie en fonction de la qualification semble plus propice qu’un revenu de base suffisant mais qu’en serait il de femmes et d’hommes totalement détaché des conséquences économiques dans les activités productives? -continuer de voir le travail comme valeur monétisable a évidemment comme conséquence qu’il reste dans le cadre de l’imposition de celui ci qu’il s’agisse de toute forme d’impôt sur la production de biens (sociétés, revenus) ou sa pièce maitresse: les cotisations sociales qui ne sont qu’une autre forme d’impôt sur le courant de production. Il s’en suit toutes les règles et contrôles qui freinent l’initiative de toute entreprise individuelle ou collective « offerte » à tous. Friot envisagerait il la possibilité d’obtenir par l’impôt unique sur les dépenses la part de PIB nécessaire aux projets qu' »on » pourraient enfin avoir (au lieu de nous morfondre), il rejoindrait en grande part le projet de revenu de base inconditionnel tel qu’il se distingue des revenus d’existence, citoyens ou de vie tels qu’on les connait en France et qu’il écarte. -L’imposition des seules dépenses met justement un terme à l’illusion de la finance qu’il décrit, tout en rendant tangible la réalité humaine fondamentale de notre rapport à l’économie: tous nous travaillons de facto pour les autres, quand nous dépensons notre revenu (d’où qu’il vienne). La valeur toute virtuelle qu’est l’argent nous permet d’utiliser à notre usage le fruit de l’activité des autres, c’est donc bien là le seul moment où une contribution par l’impôt aux projets collectifs démocratiquement établis prend son juste sens. Friot nous convie avec toute sa bienfaisante énergie à faire tombé le voile et à cette reprise en main. Ne lui manque t’il juste pas l’idée de l’imposition au moment de la dépense à la place d du moment de la création de richesse? C’est dumoins mon point de vue jusqu’a plus ample compréhension.

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