Revenu de base inconditionnel ?

Autre économie / Enno Schmitt

Revenu de base inconditionnel ?

 Un revenu de base baisserait les coûts du travail, défierait les cultures d’entreprise, concurrencerait le travail des machines et ferait la vie plus libre.

 Avec un revenu de base on peut aussi dire non. A de mauvaises conditions de travail, produits et façons de faire ensemble dont on ne veut pas répondre.. Avec un revenu de base on peut dire oui de manière indépendante à ce en quoi on donne de la valeur. Et se lancer. Une nouvelle économie sera rendue possible, car il rend clair, que l’économie n’est pas seulement ce qu’on peut vendre, mais que toute les prestations envers autrui sont de l’économie. C’est bien ainsi aussi. Ce n’est pas vu comme cela parce que le voile de l’argent se gonfle devant nos yeux. Un revenu de base se financera par l’impôt sur la consommation. Ainsi deviendra clair, que pas seulement les producteurs mais aussi les consommateurs prennent part à l’économie. Les enfants par exemple, les vieilles personnes. Tous les gens consomment. C’est ainsi aujourd’hui et réellement. Seulement n’est pas vu que tout impôt est dans les prix, car le dépoli d’une sentimentalité de l’imposition de la production est suspendu devant. Cela vient encore de l’époque où chacun travaillait pour soi. Ce que je produis, je le rapporte à la maison. Cela n’est plus vrai aujourd’hui. Ce que je produis est pour les autres.

Une idée ?
Le revenu de base n’est pas un modèle, mais une idée. Il ne provient plus de la préoccupation sociale d’une sécurité pour les pauvres. Elle est discutée par les Libéraux, comme par les Verts, la Gauche, les Conservateurs (ndt : en Autriche, Allemagne, Suisse).

A travers toutes les couches sociales et professions. Qu’elle est une impulsion culturelle vous le remarquez déjà à la façon dont vous réagissez vous-même, quelles pensées et sensations elle heurte chez vous, ce qui vous choque ou attire à l’idée. Et qu’en disent vos amis ? Ou votre femme ? Ou votre amie ?

 L’inconditionnel est en souffrance, en retard.
A quoi ressemblent vraiment les biographies aujourd’hui ? Qu’accroit la productivité – avec le déclin du travail humain ? Que se passe-t-il quand notre problème est que nous n’arrivons pas à être au clair avec la réussite ? Nous vivons dans l’abondance, la pléthore. Cela n’avait encore jamais été dans l’histoire. Mais nous vivons dans la pénurie pour beaucoup de choses, ce qui avec le temps seulement apparaît comme un besoin chez tous, c’est ce qui est vivant. Qu’est  la production dans la société de prestations de l’avenir ? Quelle est la réponse à la réussite présente ? Quelles est la nouvelle croissance ?

Qu’est ce qui est voulu avec un revenu de base inconditionnel ? Il est d’un niveau tel qu’une personne peut en vivre  modestement. Il est versé/payé indépendamment du niveau et style de vie, patrimoine, âge et mentalité, indépendamment de ce que quelqu’un travaille et à quoi. Aussi les enfants le reçoivent. Peut être  un montant plus faible ? Versé aux parents.

Le revenu de base est un revenu d’un niveau suffisant aux nécessités de la vie. Autant de revenu a aujourd’hui chacun en principe. Sinon lui ou elle ne pourrait pas vivre. Ce niveau de revenu est rendu inconditionnel. Cela signifie qu’il est détaché des conditions actuelles et versé inconditionnellement à chacun et chacune. La question n’est pas en premier lieu : D’où vient l’argent ? Mais : Comment va t il être transféré ? Et : Voulons nous cela ? Le revenu de base reste chez la personne une vie durant à travers tous les changements. Le revenu professionnel reste attaché à un travail particulier, à un savoir faire spécifique, à la demande du marché.
Dans la pratique cela veut dire : Tous les revenus professionnels seront négociés à nouveau. Car chacun apporte alors un revenu avec lui au travail. Son revenu de base. Toutes les prestations sociales, subventions, bourses, indemnités, IV (ndt : prestation chômage), rentes fondent à hauteur du revenu de base. Ou dit autrement : le revenu de base croit dans les revenus existants et les remplace à sa hauteur. Qui a aujourd’hui 6000 FrS, à la même somme avec le revenu de base. Seulement son revenu se compose alors de deux sortes de revenu. Le principe est : le revenu de base n’est pas plus d’argent mais rend inconditionnel pour chacun le montant de revenu nécessaire à la vie.
Pourquoi ? Que vais-je alors faire ? Et les autres ?
Maintenant, vous y êtes.

 L’autre spirale des prix.
C’est clair, les hommes veulent voir des chiffres, pour arriver au bilan et au lancement, savoir, ce qui est dans le sac. Mais là c’est comme au Tantra : d’abord une fois laisser couler l’énergie, connaitre la vérité.
Restons encore à un petit détail ; le financement. Si ce n’est pas plus d’argent – dans le principe – ce n’est pas non plus une question de financement, mais comment on passe d’un socle de base conditionnel des revenus aujourd’hui à un inconditionnel. Cela se passe ainsi : tous les salaires dans l’économie privée et chez l’Etat les revenus de transfert sociaux baissent à la hauteur du revenu de base. Cela économise la bureaucratie. Car le revenu de base peut remplacer complètement beaucoup de prestations sociales. Cela économise des appointements et des salaires dans l’économie. Cela se répercute sur les prix. Les coûts de productions baissent. Sur les prix plus bas à la production vient un impôt sur la consommation lors de la vente finale. Ainsi le prix reste comme avant – prix de production en baisse, impôt sur la consommation dessus- et de l’impôt sur la consommation plus haut sont payé les revenus de base. Mais ce n’est pas tout. Tous les impôts dans le domaine du travail sont supprimés, tous les impôts sur les gains du travail.  Cela abaisse encore une fois les coûts du travail. Car ces impôts sont aujourd’hui calculés dans les prix. Sans eux les prix seraient plus bas. L’impôt sur la consommation n’intervient que lorsque le client achète.

Avantage ? L’état ne mord pas avec l’impôt dans la pomme pas encore mûre. Ce n’est pas celui qui développe quelque chose et fait pour les autres qui paye  l’impôt mais celui qui utilise la prestation d’autrui pour lui. Il utilise aussi en cela aussi les prestations de l’état qui ont été nécessaires à la fabrication. L’impôt sur la dépense complète l’action de revenu de base inconditionnel. Contrairement à aujourd’hui, il n’augmente pas les prix à la consommation, mais remet les coûts de productions diminués au niveau actuel dans le prix final. En moyenne.

Ainsi, là où travaillent des machines, le revenu de base et la suppression des impôts sur les revenus du travail n’ont pas d’effet sur les coûts du travail. Comme les machines n’ont pas de revenus, elles ne payent pas non plus d’impôt. Mais les machines fournissent une grande partie de la création de valeurs. Celle-ci est imposée exactement de la même façon avec l’impôt sur la consommation que la part de création de valeur par le travail humain. Les machines ne sont plus alors  des travailleurs au noir.

 Nous vivons dans la pénurie pour beaucoup de choses, ce qui seulement avec le temps apparaît comme un besoin chez tous, c’est ce qui est vivant.

Le travail des machines n’est plus exempté d’impôt. Le travail humain n’est plus défavorisé. Plus de travail devient possible à partir d’une perception individuelle du besoin, dans toute la diversité appartenant à la vie. Pas seulement du travail en tiroir  auquel une forte demande d’achat fait signe – la responsabilité décroit.

 Responsabilité
Combien ne font ce qu’ils font seulement parce que c’est payé ? Le font parce que le payement leur apporte un statut social, parce que la mission payée leur dit : c’est correct comme cela, ne te casse pas la tête. A celui qui voit le gain avant le sens, les portes seront aussi ouvertes à l’âge du revenu de base. Et naturellement le gain n’est pas en contradiction avec le sens. Le sens sera probablement mieux payé qu’aujourd’hui à l’âge du revenu de base, beaucoup plus considéré. Plus de la moitié du travail fourni dans la société est aujourd’hui du travail non payé. Et encore autant d’activités ne sont aujourd’hui pas vues comme du travail. Revenu de base, quelle était la question : Qui travaillera donc encore ?

Aux USA, voici 50 ans, fut fait une étude pour laquelle fut payé à quelques ménages une sorte de revenu de base. Quelques maitres de maison réduisirent du coup leur travail professionnel. Certains purent s’élever à la force du poignet. Seules les femmes – encore une fois elles – en eurent quelque chose. Celles éduquant seules leurs enfants restèrent avec eux au lieu de s’engager comme nurse et laisser leur propre progéniture seule. Et plus de femmes divorcèrent. Car elles obtenaient aussi comme  propre foyer un revenu de base, pas seulement l’homme.

Droit au travail – mais vraiment !
Que l’on doive prendre un travail, afin que les gens soient occupés, est une perversion du travail ! Le travail seulement par la volonté de travailler est une dévalorisation de l’humain. L’idéologie de la place de travail et l’illusion du plein emploi sont des erreurs de pensée. Il y va en cela seulement encore de revenu _ et d’imposition des revenus. « Mon » travail est ce que finalement personne ne peut m’assigner, et aussi personne ne peut me prendre. Un droit au travail peut être le droit, de faire ce qui me traduit moi et ma vie, ce pour quoi je suis là,  et ce que je vois comme plein de sens.  Ce n’est qu’à partir de motivation personnelle que se donne succès et utilité durable pour les autres. Un droit au travail perd de sa couleur sans aussi un droit au revenu.

Le revenu de base n’est pas assistance étatique. Pas plus d’Etat. Mais plus de marché. Enfin la prestation compte plus vis-à-vis du pouvoir de l’argent, la prestation peut se mouvoir plus librement et aussi avoir son temps propre. Plus de hauteur de vue à égalité, de véritable collaboration et un vrai marché du travail. Je ne dois pas prendre chaque travail. Je peux trouver des solutions, apporter du neuf dans le monde, soit bien payé soit aussi seulement avec mon revenu de base.

 Tous pour tous
Et ma femme, mon homme, mes enfants ont aussi un revenu de base. Mes amis aussi et même ceux que je n’aime pas. Ceux que je ne connais même pas !

Pas le porteur de prestations pour les plus faibles. Mais  tous portent  l’impôt en pourcentage de leurs dépenses de consommation et en cela le revenu de base pour tous. Le revenu de base est le payement de l’abattement fiscal de l’impôt sur la consommation. L’abattement inconditionnel de chacun pour le nécessaire. Ce n’est pas si différent d’aujourd’hui mais beaucoup plus clair, beaucoup plus mobile avec un tel abattement. Ce que font les hommes est beaucoup plus intéressant lorsque la base de leur existence est libre et assurée. Plus dynamique, captivant. Bon pour les forts qui avec sortent mieux  des trous de départ et deviennent plus efficients. Pas mauvais pour les faibles, qui d’abord pour se trouver doivent surmonter leurs traumatismes. Avant tout peut se révéler, qu’avec les forts et les faibles, c’est peut être justement l’inverse.

 Enno Schmidt, né en 1958, est peintre, cinéaste et auteur. Un de ses axes essentiel est le champ thématique de l’art et de l’économie. Expositions et cours dans le pays et à l’étranger. Cofondateur de l’Initiative revenu de base à Bâle. 

Dans männer / zeitung  (Journal des hommes) 2/11

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